Le sénateur Ngo demande à ce que l’ambassadeur de la Chine soit expulsé immédiatement

[Pour diffusion immédiate] – Le 27 octobre 2020

Aujourd’hui, le sénateur Thanh Hai Ngo a fait la déclaration suivante en réponse aux propos incendiaires tenus par l’ambassadeur de la Chine au Canada le 15 octobre 2020.

Lors d’une vidéoconférence avec les médias, le 15 octobre dernier, M. Peiwu a démontré un niveau d’insolence, un mépris non déguisé et un manque de respect profond indigne d’un diplomate lorsqu’il a, sans vergogne, menacé que la santé et la sécurité de nos 300 000 Canadiens résidant à Hong Kong ainsi que les entreprises canadiennes opérant dans cette région allaient être mises en péril si le Canada accordait l’asile politique aux militants pro-démocratie. Ce faisant, les remarques incroyablement déplacées de l’Ambassadeur constituent une menace envers tous les Canadiens.

Cette attitude agressive constitue une pratique bien établie d’une saga politique d’intimidation interminable de la part de l’État autoritaire. Depuis presque deux ans maintenant, la Chine a adopté une approche où «tous les coups sont permis » en lançant des objections préjudiciables et sans fondement prenant la forme d’intimidation constante et de menaces à peine voilées contre les parlementaires canadiens, les premiers ministres provinciaux – même le Premier Ministre – lorsqu’ils osent critiquer de manière légitime la Chine, et ce, particulièrement quant à : la dissimulation flagrante et la mauvaise gestion de la pandémie de la COVID-19, son horrible bilan en matière de droits humains, le harcèlement et l’intimidation contre les Canadiens sur notre propre sol et à l’étranger ou condamner la diplomatie coercitive d’extorsion et de prise d’otages du régime.

On ajoute à cela les violations constantes des droits humains perpétrées par le Parti communiste chinois, qui ne peuvent être qualifiées que de criminelles et qui comprennent, mais ne sont pas limitées au : kidnapping et dépôt de fausses accusations contre MM. Spavor et Kovrig (mais aussi Huseyin Celil et plusieurs autres Canadiens qui croupissent dans les prisons chinoises dans des conditions déplorables, oubliés depuis trop longtemps), le génocide physique, culturel et biologique de plus de 2 millions de Ouïghours par l’internement massif et la stérilisation forcée, la persécution continue des Tibétains et le prélèvement forcé d’organes sur les pratiquants de Falun Gong.

Exercer des représailles avec des paroles en l’air n’a fait qu’entacher la crédibilité du Canada sur la scène internationale et n’a servi qu’à enhardir davantage le comportement belliqueux du Parti communiste chinois, comme en témoignent leurs nombreuses menaces. Se tenir debout contre ce régime totalitaire est le seul moyen de regagner le respect de nos citoyens, de nos alliés mondiaux et de dissuader toutes intimidations et extorsions futures. Le Canada doit adopter des contre-mesures rigoureuses contre les agressions perpétrées par la Chine à toutes les fois que cela est nécessaire, et ce, pour protéger nos intérêts, nos citoyens, notre sécurité nationale ainsi que l’ordre international fondé sur des règles.

Les déclarations hostiles et incendiaires de l’ambassadeur chinois aux médias rappellent le type de langage « persuasif » habituellement employé dans les milieux du crime organisé.

Certaines mesures tangibles que nous devrions prendre immédiatement, comprennent: l’imposition de sanctions en vertu de la Loi de Magnitski ; supprimer toute aide étrangère future comme l’incompréhensible 41 millions de dollars qui furent envoyés à la Chine l’année dernière, la deuxième plus grande économie mondiale; fermeture de tous les centres d’espionnage contrôlés par la Parti communiste chinois, mieux connus sous le nom d’instituts Confucius ; bannir Huawei afin que cette compagnie ne puisse accéder à l’infrastructure de télécommunications 5G de notre pays (comme le firent nos quatre autres États partenaires de l’alliance des services de renseignements « Le Groupe des cinq ») ; interdire tous les rachats par les compagnies chinoises de nos compagnies canadiennes ; et retirer les 256 millions de dollars qui furent investis dans la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures sous l’emprise de la Chine.

En tant que nation libre et démocratique, le Canada défendra toujours les droits de la personne ainsi que l’ordre international fondé sur des règles. Nous continuerons d’affirmer fièrement et sans vergogne les principes sur lesquels notre grande nation a été fondée.

Je demande au gouvernement du Canada à prendre enfin des mesures décisives – seul langage qu’un politburo communiste, gouvernant d’une main de fer, comprendra – en commençant par révoquer le titre diplomatique de M. Cong Peiwu et immédiatement le déclarer «persona non grata».

 

Renseignements

Bureau de l’honorable Thanh Hai Ngo

613-943-1599

ThanhHai.Ngo@sen.parl.gc.ca

www.senatorngo.ca

@SenatorNgo

 

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