Le sénateur Ngo réclame une intervention mondiale coordonnée et fondée sur des principes alors que la Chine met en œuvre la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong

[Pour diffusion immédiate] – Le 20 juillet 2020

Aujourd’hui, le sénateur Thanh Hai Ngo a fait la déclaration suivante au sujet de la mise en œuvre d’une loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong :

Le 30 juin 2020 marque le 23e anniversaire de la fin du régime britannique à Hong Kong et de la rétrocession de celle‑ci à la Chine. Le fait que le principal organe législatif de la Chine, le Congrès national du peuple (CNP), ait choisi cette date pour l’entrée en vigueur officielle de la loi anti‑sédition de portée générale à Hong Kong, en violation de la Loi fondamentale de Hong Kong est révélateur. Une disposition inquiétante de la nouvelle loi, l’article 38, étend la main de fer de l’État communiste au-delà des frontières de Hong Kong en appliquant également les infractions prévues par cette loi aux citoyens étrangers en dehors de la région. Voilà qui marque la fin d’une époque pour la région administrative spéciale en tant que refuge pour les droits fondamentaux de la personne, les libertés, la démocratie, la primauté du droit et le libre‑échange. Le degré élevé d’autonomie dont elle bénéficiait jusqu’à présent au titre du cadre « Un pays, deux systèmes » a été essentiellement éliminé et remplacé par une version plus autoritaire du cadre approuvée par le CNP, soit « Un pays, un système ».

L’imposition unilatérale d’une loi aussi draconienne sous prétexte d’assurer la sécurité nationale constitue la dernière tentative de la Chine pour limiter de façon significative les libertés fondamentales, les droits de la personne et la primauté du droit qui étaient garantis au peuple de Hong Kong par leur constitution, la déclaration des droits de Hong Kong, ainsi que par la déclaration commune sino‑britannique de 1984. La répression agressive de la Chine contrevient également à l’ordre international fondé sur les règles tel qu’il a été établi dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948 et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP) de 1966.

Les agressions commises de façon continue par la Chine au mépris des accords reconnus et établis à l’échelle internationale s’étendent à d’autres groupes et comprennent des minorités ethno religieuses ainsi que des prisonniers de conscience, notamment les Ouïgours, les Tibétains et les adeptes du Falun Gong. La destruction de l’autonomie de Hong Kong doit être dénoncée en même temps que ces autres atrocités. Les violations répréhensibles commises au mépris de l’ordre mondial par le régime communiste chinois ne doivent pas rester impunies. Une réponse mondiale coordonnée et fondée sur des principes comprendrait, d’une part, l’imposition de sanctions ciblées de type Magnitski contre les représentants de la Chine ou de Hong Kong qui sont responsables ou complices de violations des droits de la personne. D’autre part, qu’une demande soit acheminée à l’Organisation des Nations Unies afin que celle-ci nomme un rapporteur spécial ou un envoyé spécial concernant la situation à Hong Kong.

Il est aussi essentiel de remettre les compteurs à zéro de manière collective quant à la stratégie relative à employer envers la Chine en matière de commerce international. Pour contrer sa domination économique à l’échelle mondiale (malgré son bilan accablant en matière des droits de la personne), toutes les négociations commerciales devraient, à compter de maintenant, comporter une clause relative aux droits de la personne (de plus, tous les accords valides devraient être révisés de la même manière). On pourrait également réduire la dépendance excessive envers la Chine en tant que partenaire commercial et atténuer la vulnérabilité économique en offrant des mesures incitatives et du soutien aux entreprises qui souhaitent déménager leurs activités vers des’ pays démocratiques et partageant les mêmes valeurs.

Dans l’intérêt de la paix et de la sécurité mondiales, il incombe collectivement à toute la communauté internationale de réclamer de la Chine le respect et l’exécution des obligations et des engagements internationaux. Il est donc essentiel que nous adoptions une politique de « tolérance zéro » face au comportement agressif et crapuleux de la Chine, mais aussi face à   la criminalité grandissante.  Pour ce faire, il faut prendre des mesures concrètes si nous voulons dissuader que de nouvelles transgressions de la part des instances politiques de la Chine, qui sont de plus en plus despotiques, ne soient perpétrées, et ce, tout en maintenant l’ordre international fondé sur les règles ainsi que les libertés et les droits fondamentaux qui sont universels, inhérents et inaliénables.

 

Pour plus de renseignements, prière de communiquer avec :

Bureau de l’honorable Thanh Hai Ngo

613-943-1599

ThanhHai.Ngo@sen.parl.gc.ca

www.senatorngo.ca

@SenatorNgo

 

Renseignements supplémentaires :

Fight for Freedom Stand with Hong Kong: Statement on Chinese National Security Law in Hong Kong

The Guardian: China passes controversial Hong Kong national security law

South China Morning Post: Hong Kong national security law: What is it about?

National Post: Section applying Chinese national security law to whole world chills Canadian activists

The Star: Canada’s allies take aim at China’s Hong Kong law. What will Ottawa do?